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Des lois qui peuvent faire la différence

Même si un retour aux très lourds bilans des années 1990 parait peu probable, les autorités québécoises constatent qu’encore trop de citoyens périssent dans les eaux de la province et que les enfants demeurent surreprésentés dans les statistiques. (Photo:courtoisie)

Même si un retour aux très lourds bilans des années 1990 parait peu probable, les autorités québécoises constatent qu’encore trop de citoyens périssent dans les eaux de la province et que les enfants demeurent surreprésentés dans les...

Publié le 20 Juillet 2012
Publié le 20 Juillet 2012
Steve Sauvé  RSS Feed

Veste de flottaison, alcool et bateau

En date du 6 juillet, on dénombrait 40 noyades pour l’année en cours, comparativement à 27 à pareille date l’an dernier. Cette différence en inquiète plusieurs en raison du fait que la plupart des noyades surviennent au cours de la période estivale qui ne fait que commencer. Le bilan de l’année en cours pourrait s’avérer plus lourd que celui de 2011.

Sujets :
Croix-Rouge , Sûreté du Québec , Canada

L’éternel problème du gilet de sauvetage.

Dans un rapport rendu public par la Croix-Rouge canadienne, la proportion de victimes qui portaient correctement leur veste de sauvetage n’était que de 20 % dans les années 2000. « Les gens ont tendance à penser que le gilet de sauvetage, c’est le bon vieux truc orange qu’on se mettait au tour du cou, qui était très inconfortable. Mais maintenant, il y a une panoplie de modèles qu’on peut utiliser et qui sont beaucoup plus confortables », fait savoir Michèle Mercier, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne division Québec.

Il faut également préciser que le « Règlement sur les petits bâtiments » impose d’avoir à bord de son embarcation un vêtement de flottaison individuel (VFI) ou un gilet de sauvetage homologué au Canada et de taille appropriée pour chaque personne à bord.

Alcool en bateau

Il est difficile d’établir avec exactitude l’importance de l’alcool au volant sur l’eau. Les statistiques révèlent cependant qu’au moins 20 % des victimes de noyade, liée à la navigation récréative, avaient consommé de l’alcool, dont 11 % dépassaient les 80 mg par 100 ml de sang.

Sur cette question, la porte-parole de la Croix-Rouge envoie un message très clair aux plaisanciers. « Prendre de l’alcool en bateau, c’est comme prendre de l’alcool en voiture. Ça donne exactement le même effet. La perception des distances n’est pas la même et la perception du danger non plus. »

Un simple appel téléphonique à la Sûreté du Québec permet d’apprendre que le même règlement sur l’alcool au volant s’applique aux conducteurs d’embarcation. Tout contrevenant pourrait se voir accuser au criminel tel que stipule l’article 253 du Code criminel.

Bien que les progrès réalisés entre la décennie 90 et les années 2000 soient louables, il aura fallu attendre l’année en cours pour que la classe politique québécoise soit secouée par le phénomène des noyades. Le fait que près d’une vingtaine de morts liés à l’eau soit survenue au cours du mois de juin et que le début de juillet n’ait accordé aucun répit, semble avoir mis la province en alerte.

Même si un retour aux très lourds bilans des années 1990 parait peu probable, les autorités québécoises constatent qu’encore trop de citoyens périssent dans les eaux de la province et que les enfants demeurent surreprésentés dans les statistiques. Pour contrer ce fléau, le gouvernement songe à implanter dans les écoles primaires québécoises le programme, « Nager pour survivre », d’ici deux à trois ans.

Source: Croix-Rouge

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