• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

Pour Pica, l'écriture est un exutoire

Parmi les thèmes abordés par Pica dans les poèmes, on trouve celui des relations interpersonnelles, et comment celles-ci peuvent se transformer en poison.(Photo: courtoisie)

Parmi les thèmes abordés par Pica dans les poèmes, on trouve celui des relations interpersonnelles, et comment celles-ci peuvent se transformer en poison.(Photo: courtoisie)

Publié le 6 Juillet 2012
Publié le 6 Juillet 2012
Sandrine Béjanin  RSS Feed

Originaire de Valleyfield, la jeune trentenaire Pica vient de publier son premier recueil de poésies, Cimetière de poche aux éditions Marchand de feuilles. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours écrit des histoires, des poèmes. L'écriture est pour elle un exutoire. « Quand je ne vais pas bien, j'écris », a-t-elle confié au Valleyfield Express.ca.

Sujets :
SAQ , Montréal , Valleyfield , Europe

Marie-Ève Turgeon -Pica- est née à Valleyfield. Dès l'âge de 7 ans, elle commence à écrire des histoires, puis des poèmes à 11 ans. À l'âge de 19 ans, elle part à l'aventure faire un tour de l'Europe, avec en poche sa plume qui l'aidera à subvenir à ses besoins. Pendant quelques années passées à voyager, elle vend ses textes dans la rue, en France, en Suisse et en Belgique, car vous l'avez deviné, la jeune femme écrit en français.

De retour au Québec, Marie-Ève trouve un emploi à la SAQ, à Montréal où elle décide de s'installer. « Je vends du vice, dit-elle avec malice. L'alcool est un artifice qui ajoute du plaisir à un souper entre amis. » Elle se prend de passion pour le vin, à tel point qu'elle envisage de démarrer des études en sommellerie à l'automne prochain. Mais quel est le lien entre la Pica passionnée par le vin et la Pica poète? Sa facilité à s'exprimer et sa verve imagée et poétique sont appréciées de la clientèle à qui elle conseille des vins.

Une poésie qui va à l'essentiel

On devine, derrière les pages du Cimetière de poche, un passé douloureux. Son nom d'écrivaine, Pica, se veut souvenir d'un surnom donné par un ancien copain décédé.

« La poésie permet de trouver de la beauté dans les endroits où il n'y en a pas, révèle la jeune auteure. Elle transcende les moments difficiles de la vie; quand je ne vais pas bien, j'écris. » Parmi les thèmes abordés dans les poèmes, on trouve celui des relations interpersonnelles, et comment celles-ci peuvent se transformer en poison. Quelques autres lignes sont à saveur sociale et engagée, sur l'indifférence et le manque d'intérêt envers les autres et la société.

Dans ses vers libres, Pica ne s'embarrasse d'aucun mot superflu. Elle veut exprimer sa pensée avec un minimum de mots, pour se rendre à l'essence même du sens.

Le recueil de 64 pages est sorti début juin. Ce fut un moment de joie pour Pica: « J'ai travaillé fort pour ça et j'ai maintenant mon livre à moi dans les mains. C'est exaltant! » se réjouit-elle. Elle travaille déjà à l'écriture d'un nouveau recueil et continue parallèllement des lectures dans des bars de Montréal: les Nouvelles à boire debout. En octobre paraîtra chez un autre éditeur le deuxième livre de Pica, d'un tout autre genre: un roman pornographique...

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité