«En plus de l’enveloppe annuelle de 120 000 $, nous avons récupéré environ 32 000 $ inutilisés l’an dernier », explique Marie-Claude Côté, conseillère en développement pour la Ville.
Pour ceux qui veulent revamper l’allure extérieure de leur entreprise, ils peuvent obtenir jusqu’à 30 000 $ en subvention (pour un maximum de 33 % du projet). Seuls les projets de qualité seront retenus pour le tirage au sort. Celui qui se démarquera le plus par sa qualité pourra même obtenir une subvention maximale de 40 000 $.
«La plupart des projets soumis l’an dernier ont reçu le pourcentage maximum, soit 33 %. Pour cela, il faut bien répondre aux critères de l’urbaniste », commente-t-elle. Le permis de construction n’est toutefois pas un préalable.
Dans les secteurs de Bellerive et le centre-ville historique, les matériaux nobles telles que la maçonnerie et le bois sont de mise, indique directeur en urbanisme et permis, Martin Pharand. Le style et la dimension des portes et fenêtres devront respecter l’harmonie du bâtiment, selon lui.
«La transformation n’a pas besoin d’être complète. Refaire un portique peut coûter près de 20 000 $ à lui seul. Les propriétaires fonciers peuvent s’attarder sur un détail architectural, telle la restauration d’une corniche de 1910. La subvention existe pour aider à redonner du cachet », fait valoir la conseillère en développement.
Pour retrouver l’aspect d’antan, le service d’urbanisme peut accompagner les citoyens dans leur planification, assure Martin Pharand. Une grande banque de photographies historique permet de bien identifier les détails à valeur patrimoniale.
Bien que la construction verte ne soit pas encore évaluée, les urbanistes peuvent favoriser les projets qui démontrent un souci écologique. Le toit vert et les capteurs solaires sont bienvenus, ajoute M. Pharand.
«C'est un incitatif à l'amélioration du cadre bâti, à l'embellissement de nos artères commerciales et à l'établissement de nouvelles entreprises sur notre territoire. Finalement, un outil de développement économique indispensable! », estime Mme Côté.
Les locataires y trouvent leur compte
«Ce n’est pas tout le monde qui est propriétaire foncier et peut se permettre de rénover un bâtiment. Nous voulions qu’un locataire puisse aussi améliorer le visuel de son commerce grâce au volet affichage », explique Mme Côté. Sur les sept projets acceptés en 2011, quatre ciblaient lapose d’enseigne ou son amélioration. Dans ce cas, la subvention peut atteindre 1000 $, pour un maximum de 50 % du projet.
Programme complémentaire
La Société d’Aide aux Développement des Collectivités (SADC) du Suroît Sud a aussi mis en place Réno-Façade, un programme d’aide financière pour la rénovation de façades commerciales. Les critères d’évaluation se résument à améliore l’aspect visuel tout en étant en harmonie avec le secteur. L’aménagement paysager ou des vitrines sont aussi considérés. Pour être éligible, le coût minimum du projet s’élève à 6 300 $ avant les taxes. Les commerçants et propriétaires fonciers peuvent obtenir un financement à partir de 5000 $ jusqu’à 25 000$ (ou 80 % du projet) à un taux préférentiel de 2 %. Le permis de construction est requis dans ce cas-ci.
Plus de renseignements sur le programme municipal sur http://www.affairesvalleyfield.com/commercial/programmerenovationfacades ou par téléphone au 450-370-4877. Le dépôt de projets prend fin le 28 février. Pour l’aide financière de la SADC du Suroît-Sud : 450-370-3332 ou http://www.sadc-suroitsud.org/services_aux_entreprises/reno-facade.htm .

