• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

Un laps de temps fort inquiétant de la part l'administration du maire

Publié le 12 Mai 2012
Publié le 12 Mai 2012

Lors de l’annonce par le maire Denis Lapointe de la vente au prix de 1 002 000 $ du site Saint-Eugène au seul soumissionnaire ayant déposé une offre pour l’acquisition de cette propriété, j’ai remarqué que le communiqué de presse émis pour l’occasion ne mentionnait pas si la Ville de Salaberry-de-Valleyfield était pour investir des sommes d’argent public dans le cadre de ce projet.

Pour le savoir, j’ai donc écrit, le 14 avril dernier, à Charles Perreault, conseiller en aménagement et urbaniste au Service de l’urbanisme et des permis, pour lui demander si les coûts relatifs au nouveau projet résidentiel Saint-Eugène seront entièrement assumés par le secteur privé et éventuellement défrayés par les futurs acheteurs des terrains et des immeubles, et cela, comme c’est maintenant et généralement le cas lorsqu’il y a de nouveaux développements au sein des villes.

Dans l’éventualité où ce ne serait pas le cas, j’ai également demandé à M. Perreault de me fournir le partage des coûts de l’ensemble du projet entre les divers partenaires (municipalité, Office municipal d’habitation, promoteur privé, etc.), le plan de financement des divers travaux de décontamination, de réhabilitation, d’infrastructures ou autres à venir et la répartition prévue des coûts entre les contribuables de Salaberry-de-Valleyfield. De plus, je lui ai demandé de me fournir la projection des nouveaux revenus fiscaux estimés par la municipalité eu égard au développement du site Saint-Eugène.

Trois semaines plus tard, je n’ai reçu aucune réponse. Ce laps de temps à me répondre m’apparaît plutôt inquiétant pour l’ensemble des contribuables de Salaberry-de-Valleyfield, car les réponses devraient déjà être connues et facilement transmissibles par l’administration municipale. En effet, le maire Denis Lapointe et les autres membres du conseil municipal, dont mon conseiller Jean-Marc Rochon, auraient dû les obtenir avant même de s’engager à vendre le terrain à un promoteur privé. Normalement, le maire aurait dû les avoir en main au moment de l’annonce publique de la vente du site au cas où quelqu’un lui poserait des questions.

Dans le cadre de n’importe quel projet, si les élus municipaux ne posent pas ce type de questions, c’est qu’ils gèrent les deniers publics à l’aveuglette, ce qui est tout à fait irresponsable de la part de gens à qui nous devons normalement faire confiance. Toutefois, s’ils posent des questions mais cachent les réponses, ils sont tout aussi irresponsables. Il s’agit là d’un manque flagrant de transparence à l’égard de l’ensemble de la population et d’un manquement grave au devoir de leur charge.

À moins que je me trompe, dans le cas du site Saint-Eugène, je suis porté à croire que les élus de Salaberry-de-Valleyfield ont pris une décision sans vraiment chercher au préalable à en comprendre tous les tenants et aboutissants. Ils semblent avoir improvisé pour favoriser un investissement privé, mais sans se demander quels seront tous les coûts futurs pour l’ensemble des contribuables ?

Si jamais, je reçois enfin des réponses de l’administration du maire Denis Lapointe, vous me permettrez de supposer que les semaines passées à les attendre auront possiblement servies à les fabriquer. Sinon, je les aurais déjà reçues.

Pierre Villeneuve

Salaberry-de-Valleyfield

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité