Voulant rendre publique plusieurs lacunes administratives, le groupe affirme qu’il est impossible de savoir la vérité sur les décisions prises par le conseil municipal.
« Lors de la dernière réunion du conseil, j’ai pris parole. J’ai demandé au maire les raisons de l’annulation. Sa réponse a été: Envoyez-vous vos enfants au camp, madame? Devant ma réponse négative, il n’a pas continué et est passé à une autre question », s’indigne Caroline Huot.
La façon de faire de l’administration déplaît fortement à Maxime Boissonneault, lui qui a reçu une mise en demeure de la municipalité, car il affirmait en conseil public que l’administration modifiait les chiffres à sa guise. « J’ai demandé, par l’accès à l’information, les chiffres de fréquentation des camps de jour des dernières années. La grille de l’année 2010 m’a été refusée sous prétexte qu’elle n’existait pas. Pourtant, j’ai reçu une mise en demeure disant que les chiffres que je dis sont faux. Comment peuvent-ils prétendre qu’ils sont faux s’ils ne les ont pas? », mentionne M. Boissonneault.
Pétitiion
Le camp de jour officiellement annulé cette année, dû à un manque d’inscriptions, est jugé inacceptable par les revendicateurs. Lori Bélair-Boyle, résidante de Saint-Stanislas-de-Kostka, affirme qu’elle était intéressée à inscrire ses enfants, mais que plusieurs de ses questions sont restées en suspens.
« La première question était très simple. J’ai demandé où avait lieu le camp. Le maire ne m’a même pas répondu, car il ne le savait pas. L’an passé, les jeunes devaient se contenter d’une minime salle de 20 pieds par 20 pieds pour 30 inscriptions. De plus, les jeudis, les jeunes devaient rester pareil à l’extérieur, car la salle était réservée pour un autre organisme. Lors des jours de pluie, les jeunes restaient à l’extérieur pareil. Cela n’a aucun sens. Lorsque je demande des informations, le maire préfère dire qu’un camp de jour c’est une dépense et non un service », soutient la dame.
« J’ai reçu une mise en demeure disant que les chiffres que je dis sont faux. Comment peuvent-ils prétendre qu’ils sont faux s’ils ne les ont pas? » - -Maxime Boissonneault, citoyen de Saint-Stanislas-de-Kostka
L’annulation laisse le groupe sous l’impression que la municipalité avait décidé depuis longtemps le non-retour du camp. « J’ai en main une pétition de près de 70 noms de gens qui désirent le retour du camp. Le problème dépasse l’entendement », raconte Mme Huot. Il est à souligner que lors du recensement effectuer en 2006, Saint-Stanislas-de-Kostka affichait une population de 70 enfants en âge de fréquenter le camp sur son territoire. Il est possible que ce nombre ait varié depuis les six dernières années.
Réinvestissement
En entrevue dans différents médias locaux, Jean-Pierre Gaboury, maire de Saint-Stanislas-de-Kostka a affirmé vouloir récupérer la somme allouée au camp de jour et la réinvestir dans des modules de jeux au parc de la municipalité. « Partout dans les journaux le maire a dit vouloir procéder ainsi, malheureusement au conseil, il a mentionné que l’argent irait pour organiser la Fête nationale et un pique-nique familial en août. Encore une fois, les jeunes seront privés », soutient une personne, proche de l'administration municipale. Notons que le camp de jour de la plage de Saint-Timothée se dit prêt à faire de la place aux jeunes de Saint-Stanislas-de-Kostka. Par contre en séance du conseil, le magistrat aurait affirmé, toujours selon le groupe de citoyens, que la municipalité ne commencerait pas à faire la navette. À l’heure actuelle, une plainte a été déposée au ministère des Affaires municipal Région et occupation du territoire (MAMROT) par les citoyens rencontrés.

