« Cette célébration unique permet de mieux comprendre la réalité autochtone. Kateri Tekakwitha appartenait à la tribu des Aganiers et est l’exemple parfait qu’il est possible de vivre dans la simplicité. Je suis certain qu’elle a pavé le chemin de la réconciliation entre nos deux peuples. Pour moi, c’est une joie de célébrer sa canonisation aujourd’hui », a souligné Mgr Simard.
Béatifiée en 1980 par Jean-Paul II, ce n’est qu’en octobre de cette année qu’elle fut élevée à la sainteté. « Le délai entre ces deux évènements s’explique par la reconnaissance des miracles lui étant attribuables. Cela prend parfois des années et même plusieurs décennies, comme dans ce cas-ci. Au total, deux miracles ont été reconnus par l’Église catholique à Kateri Tekakwitha », poursuit-il.
La nouvelle Sainte n’a pas eu un parcours facile. Elle a perdu ses parents alors qu’elle n’avait que 4 ans. Elle fut adoptée alors par une famille de Mohawks. « Elle a toujours aimé Jésus en respect des traditions de son peuple », explique-t-il. Elle a vécu les dernières années de sa courte vie à la Mission St-François-Xavier de Kahnawake.
D’ailleurs, Tom Dearhouse, impliqué dans celle-ci, s’est réjoui d’assister à cette activité religieuse symbolique. « Depuis toujours, je supporte tout ce qui a trait à sa canonisation. Elle est la première autochtone élevée à ce rang. C’est un honneur d’être ici et je ressens une fierté indescriptible », confie-t-il.
Deux toiles représentant Kateri Tekakwitha ont été remises au Diocèse de Valleyfield par la Mission St-Régis. L’une a été peinte par Jordan Thompson, tandis que l’autre a été réalisée par Joan Cole.

