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Sainte Kateri Tekakwitha célébrée à Valleyfield

Une célébration visant à souligner la canonisation de Kateri Tekakwitha se tenait à la Basilique-Cathédrale de Valleyfield, le dimanche 9 décembre. Une cérémonie qui a tracé un sentier de réconciliation avec les communautés autochtones.(Photo: Yvon Latreille)

Une célébration visant à souligner la canonisation de Kateri Tekakwitha se tenait à la Basilique-Cathédrale de Valleyfield, le dimanche 9 décembre. Une cérémonie qui a tracé un sentier de réconciliation avec les communautés...

Publié le 13 Décembre 2012
Publié le 13 Décembre 2012
Marie-Claude Pilon  RSS Feed

La canonisation récente de Kateri Tekakwitha, qui a vécu à Kahnawake, a été soulignée le dimanche 9 décembre à la Basilique-Cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield. Pour l’occasion, la célébration était présidée par Monseigneur Noël Simard, évêque du Diocèse campivallensien. Il était accompagné notamment du pasteur de la Mission St-Régis d’Akwesasne, Jerome Pastores. Une cérémonie traçant un sentier de réconciliation avec les communautés autochtones.

Sujets :
Église catholique , Diocèse de Valleyfield , Mission St-François-Xavier de Kahnawake , Mission St-Régis

« Cette célébration unique permet de mieux comprendre la réalité autochtone. Kateri Tekakwitha appartenait à la tribu des Aganiers et est l’exemple parfait qu’il est possible de vivre dans la simplicité. Je suis certain qu’elle a pavé le chemin de la réconciliation entre nos deux peuples. Pour moi, c’est une joie de célébrer sa canonisation aujourd’hui », a souligné Mgr Simard.

Béatifiée en 1980 par Jean-Paul II, ce n’est qu’en octobre de cette année qu’elle fut élevée à la sainteté. « Le délai entre ces deux évènements s’explique par la reconnaissance des miracles lui étant attribuables. Cela prend parfois des années et même plusieurs décennies, comme dans ce cas-ci. Au total, deux miracles ont été reconnus par l’Église catholique à Kateri Tekakwitha », poursuit-il.

La nouvelle Sainte n’a pas eu un parcours facile. Elle a perdu ses parents alors qu’elle n’avait que 4 ans. Elle fut adoptée alors par une famille de Mohawks. « Elle a toujours aimé Jésus en respect des traditions de son peuple », explique-t-il. Elle a vécu les dernières années de sa courte vie à la Mission St-François-Xavier de Kahnawake.

D’ailleurs, Tom Dearhouse, impliqué dans celle-ci, s’est réjoui d’assister à cette activité religieuse symbolique. « Depuis toujours, je supporte tout ce qui a trait à sa canonisation. Elle est la première autochtone élevée à ce rang. C’est un honneur d’être ici et je ressens une fierté indescriptible », confie-t-il.

Deux toiles représentant Kateri Tekakwitha ont été remises au Diocèse de Valleyfield par la Mission St-Régis. L’une a été peinte par Jordan Thompson, tandis que l’autre a été réalisée par Joan Cole.

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